lundi 15 décembre 2008

Mort au Fixed Gear : Rigolez pas ! Vous en verrez bientôt de partout !

Il est supposé être difficile de lancer une tendance. On pourrais penser qu'il est nécessaire de faire des études marketing dans tout les sens, prendre des panels représentatifs et tester le produit sur eux, faire des calculs et autres prévisions... mais, en fin de compte, rien de tout cela n'est réellement nécessaire. C'est un peu comme une recette de cuisine. Suivez le guide

Confit de cycliste sur son lit de cresson sauce bière, servit sur son nappage de bitume

Ingrédients à prévoir :

- 2 cyclistes (étrangers ET occidentaux pour que le plat est plus de corps. Ici nous prendrons des anglais).
- Des vélos cassés.
- Un pignon (pas de pin, de vélo)
- Un fonds de sauce trendy/alternative à l’anglo-saxonne.
- Une grande ville.
- Une caméra.
- Un logiciel de montage.

Recette :
- Prenez vos deux londoniens, arrosez les de la sauce trendy/alternative anglaise (ne lavez pas leurs fringues), et rangez les dans un atelier avec des outils et des vis.
- Secouez vos vélos cassés afin de faire tomber les pignons et remplacez le pédalier par un pédalier cassé, un pédalier à pignon fixe (fixed gear si vous faites votre recette à l’étranger).
- Faites les boire et laissez les faire les cons sur leurs vélos.
- Laisser au repos 3 mois.
- Revenez avec une caméra
- Filmez le tout en utilisant des contre-plongées et des filatures

Commentaire de recette :

Voila comment à été lancée la mode des vélos à pignons fixes, également appelés « fixed gear » ou fixy quand on est super trendy, cool et fluo.
En fait c’est même plus simple que ça.
La genèse de fixy doit, comme la plupart des conneries trendy/cool/arty du moment, venir des Etats-Unis, plus précisement de NYC ou de San Francisco, alias « Frisco » pour les plus fashion d'entre vous, et n’est en fin de compte que le simple résultat d’un délire éthylique de deux connards mort déchirés, ayant des notions de Flat en BMX, qui se sont mis à triper sur un vélo de route.

N’étant, à la base, pas des mecs trop cons, mais ayant juste du temps à perdre, ils ont du recommencer à se mettre la gueule en pleine journée, et de là, l’un des deux connards à dû lancer : « Et si ont fixait la couronne et le moyen arrière de ton BMX sur c’t’épave ?! »
Remarquez, il y à également une autre variante possible à l’histoire, serait que, justement, le fixy ne serait que le fils indigne du traditionnel vélo nordique, plus précisément suédois… Apparemment, la reconnaissance de ces vélos serait dû aux coursiers dans les mégalopoles américaines, mais également grâce aux écolos/radins londoniens, pressés et démunis face au trafic et le subway ruineux. Mais personnellement je préfère croire à l’histoire des mecs bourrés de Frisco City.

Concernant concrètement la recette, il est au final très simple de faire d’un bête délire de beuverie une mode partout autour du monde.
Franchement, les mecs qui ont du inventer se truc doivent être déchirés à longueur de journée, ils ont foutu que ça pendant un temps jusqu’au jour où un de leurs pote c’est pointé avec une cam’ et les a filmés. Forcément, il y a d’autres mecs que ça à fait rire, qui ont tripés à leur tour, filmé etc etc.

Et vu que la mode est toujours arrivée de ce qui est underground ; Si si, la preuve avec les gays, pas que d’être gay soit fashion mais que leur style et leur mode de vie décomplexé le soit, mais ont remonte aux années 70/80 quand je dis ça. Depuis il y a eu l’électro, les love pills, le skate, le graff, et pléthores d’autres amusantes composantes essentielles de notre société actuelle ; et bien les actuels « faiseurs de modes » je ne citerai personne de physique, mais les responsables sont, pour moi, les magasines trendy type Clarks, WAD, Vice, Brain, et autres lectures de « tout ce qu’il faut pour être IN »

Donc Paris à vu sont premier shop consacré au culte du «fixed gear » s’ouvrir dans le dernier trimestre de 2008, et forcément, puisque c’est cool à Paris et à San Francisco, et bien toute la France va en vouloir un. La preuve, ont en trouve déjà dans les devantures des magasins Carhart, mais cela n’est que la suite logique du plan marketing « « We heart fixy », dont Carhart en est la plus sûr passerelle, puisque ça fait déjà plus de 10 ans que cette marque « street » assure le passage des modes urbaines au grand public.

Donc, petit lecteur, si tu es amené à acheter un fixy, ne pense pas que c’est par liberté de pensée et de découverte, dis toi qu’effectivement il y a une raison à ce que des entreprises « street » et supposée « philanthropiques », dépensent des millions en communication et marketing. Mon article est lui-même motivé par ces démarches marketing sauf que ma motivation est plus soumise au dégoût de ce nouveau/trendy/cool/ « sport urbain » que je trouve totalement inesthétique, contrairement au BMX ou skate.

« Que l’on en parle en bien ou en mal, l’important c’est que l’on en parle » M. Levivier, mon ancienne prof de français au collège.

« Si on en parle en bien, tant mieux, on l’utilisera à notre avantage, sinon, on investira dans la comm’ »
M. N’importequelmarketerdebasequiveutvendreduyahourthenpoisonné, notre futur Président à tous.


un aperçu (désolant):

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